Argonne 22-06-2024
Objectifs :
Découvrir les infrastructures allemandes du secteur
Guides : Guillaume Jacquinet, Wim Degrande
Après les combats de l’été 1914, la région de Varennes-en-Argonne passe sous contrôle allemand. Située dans une vallée entre les hauteurs de l’Argonne à l’ouest et le plateau meusien à l’est, la zone devient un secteur clé du front : elle contrôle les voies de passage vers Verdun et la Champagne.
Les Allemands transforment alors tout le secteur est de Varennes en un complexe fortifié majeur, intégré au système défensif de l’Argonne.

Les principales positions allemandes à l’est de Varennes
La Butte de Vauquois : Position dominante à 290 mètres d’altitude, véritable verrou sur la route de Varennes à Verdun.
Dès 1915, la butte devient un point d’ancrage stratégique : les Allemands y construisent des réseaux de tranchées, abris bétonnés, observatoires et galeries souterraines.
Entre 1915 et 1918, une guerre des mines d’une intensité exceptionnelle y oppose Français et Allemands.
Les Allemands aménagent la face nord et est pour observer la vallée de l’Aire et protéger les accès à Varennes.
Cheppy et Montblainville, ces villages, situés à quelques kilomètres à l’est et au nord-est de Varennes, abritaient des cantonnements de troupes et des dépôts logistiques.
Des lignes de soutien et des centres de commandement souterrains y étaient établis, notamment dans les caves et les anciennes carrières.
Le secteur de Cheppy servait également de base arrière pour l’artillerie lourde allemande appuyant les positions de Vauquois et de Varennes.
Le bois de la Gruerie et la Haute Chevauchée, situés plus à l’est, ces massifs boisés furent fortifiés en profondeur :
Tranchées bétonnées, abris enterrés en rondins ou en béton, réseaux de barbelés sur plusieurs centaines de mètres.
Les Allemands y installèrent des postes d’écoute, hôpitaux de campagne, et dépôts de munitions, protégés par le couvert forestier.
Pour soutenir leur présence durable, les Allemands développèrent un véritable réseau logistique, à la fois pour le ravitaillement, les soins et le commandement :
– Voies ferrées étroites (type Feldbahn) reliant Clermont-en-Argonne, Cheppy, Montblainville et les premières lignes.
– Routes militaires élargies pour la circulation de l’artillerie et des convois.
– Hôpitaux de campagne (lazarett) et postes médicaux installés dans les vallons.
– Magasins à munitions, vivres et matériel construits à l’abri des vues aériennes.
– Camps de repos et baraquements en bois pour les troupes de relève.
Ces installations formaient un système intégré permettant de soutenir des unités de plusieurs milliers d’hommes sur une longue durée.
Le repli allemand en 1918
Lors de l’offensive Meuse-Argonne (septembre-octobre 1918), menée par les troupes américaines, le dispositif allemand s’effondra progressivement :
Varennes est libérée le 26 septembre 1918 par la 35e division américaine.Les positions de Cheppy et Montblainville tombent dans les jours suivants.
Le groupe participant à cette sortie ↓

Retour en photos sur cette journée








Les infrastructures allemandes de Varennes


Au premier plan avec lunettes noires, notre ami américain venu revoir les lieux où ses ancêtres ont combattu. (Cliché F. Belleil)

(Cliché H. Col)

(Cliché F. Belleil)



(Cliché H. Col) et CAO F. Belleil ==>




