Bois des Hautes-Charrières

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Objectifs :
Objectifs : découvrir les infrastructures françaises antérieures à février 1916 et allemands (postérieures à cette date) sur les forêts communales de Fromezey et Morgemoulin
Les deux forêts communales de Morgemoulin et Fromezey- communément désignées sous l’appellation « bois des Hautes-Charrières » – constituent un site exceptionnel de mémoire et de patrimoine de la Grande Guerre, en raison de la densité et de la bonne conservation des structures militaires encore en place.


Guides : Daniel Minarie et Gérald Colin

Abri sur le parcours de la sortie

Le bois des Hautes-Charrières a été le théâtre de combats et d’une occupation militaire intense tout au long du conflit.
Octobre 1914 : premières opérations offensives françaises à travers le bois, impliquant le 366e RI, le 166e RI et de la cavalerie. L’attaque sur le moulin d’Étain échoue face à l’artillerie et aux mitrailleuses allemandes.
Fin 1914 – mars 1915 : le bois reste une zone de patrouilles incessantes et d’accrochages réguliers. Les deux camps l’évitent de nuit tout en cherchant à empêcher l’ennemi de s’y établir. Les Allemands le surnomment « Bois de malheur ».
28 mars 1915 : les Français installent une occupation permanente. Le génie (Cie 25/5) y organise un dispositif défensif complet en huit semaines : tranchées surélevées, boyaux de liaison, réseaux de barbelés, abris de bombardement, postes de mitrailleuses, batteries d’artillerie (120L, 80, 95, 240 mm, 305 mm sur affût truck).
21 février 1916 : déclenchement de l’offensive de Verdun. Le bois est violemment bombardé aux obus suffocants (gaz). Le 25 février, la 14e DI reçoit l’ordre de repli sur les Côtes de Meuse ; les Allemands de l’IR 172 et l’IR 99 s’en emparent quasiment sans résistance le même matin.
Février 1916 – novembre 1918 : le bois passe sous occupation allemande. Il est aménagé en position défensive avec tranchées, abris bétonnés, niches à munitions, voies ferrées étroites et observatoires. Il sera régulièrement bombardé par l’artillerie française jusqu’à l’armistice, sans jamais être repris.
Les structures françaises, datant principalement de 1915, se matérialisent aujourd’hui par des remblais et des dépressions caractéristiques dans le sol forestier :
Les structures allemandes, datant de 1916 –1918, sont beaucoup plus massives et mieux conservées grâce à l’emploi du béton armé :
— Camp d’artillerie à cheval comprenant un imposant poste de commandement en béton armé à deux pièces et deux entrées (gravé « 1917 »), deux abris bétonnés supplémentaires, et cinq niches à munitions en béton avec pare-éclats diagonaux.
— Emplacements de batteries d’artillerie
— Réseau de voie ferrée étroite allemande (Gincrey–Maucourt) : remblai encore visible en parcelle 10 et rails de voie étroite retrouvés en parcelle 14.
— Baraquements du Pionier Park : fonds de baraquements en béton partiellement immergés, avec restes de tôles ondulées, pieux de soutènement, barils de béton fossilisés, sacs de ciment, bassins (abreuvoir ou bassin d’agrément pour la troupe).

Le groupe participant à cette sortie 

Retour en photos sur cette journée

Départ d’une partie du groupe
Photo1 : Lieve Meiresonne
Photo 2 : Lieve Meiresonne
Photo 3 : Lieve Meiresonne
Photo 4 : Lieve Meiresonne
Photo 5 : Lieve Meiresonne
Photo 6 : Lieve Meiresonne
Photo 7 : Lieve Meiresonne
Photo 8 : Patrick Goossens
Photo 8 : Patrick Goossens
Photo 9 : Alain Dumazet
Photo 10 : Alain Dumazet
Photo 11 : Alain Dumazet
Photo 12 : Alain Dumazet
Photo 13 : Alain Dumazet
Photo 14 : Alain Dumazet
Photo 15 : Alain Dumazet
Photo 16 : Alain Dumazet
Photo 16 : Alain Dumazet
Photo 17 : Alain Dumazet
Photo 18 : Alain Dumazet
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